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Owlboy

C'est le week-end :)  C'est donc le moment idéal pour un certain CR

 

CR "Merveilleux" : Owlboy
(Novembre 2016, développé et édité par D-pad studio)

 

Il aura fallu près de 10 ans au petit studio indépendant D-pad et à son membre principal, Simon Stafsnes Andersen, pour nous sortir Owlboy : un jeu indépendant dont les inspirations sont à la croisée entre un metroidvania et un super mario bro. Le résulta est aujourd'hui sous nos yeux et il est époustouflant :love:

 

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C'est beau...

 

Oui, c'est même très beau. Le jeu entier respire l'amour du travail bien fait et de la passion. Les animations, les décors, la DA, sans oublier la magnifique bande-son !, tout est un sans-faute. Je me suis plusieurs fois surpris à traverser encore et encore plusieurs de ces tableaux enchanteurs tant j'étais subjugué par les graphismes. Il faut vraiment saluer la remarquable qualité de ce qui a été fait ici. On serait attendu à du simple pixel-art et de la 2D tranquillou, qui peut déjà être très joli, mais ce ne serait pas faire honneur à Owlboy : de la profondeur des arrière-plans au mille et une touches de sa peinture, Owlboy nous transporte à chaque instant dans une œuvre d'art.  

 

Je ne compte plus les nombreux moments où je suis resté de longues minutes sans rien faire d'autre qu'à admirer ce que le jeu me montrait, bercé par les jolies notes de musiques qui s'accordaient parfaitement avec l'expérience que je vivais. La découverte des niveaux et des mondes d'Owlboy s'accompagnera toujours de petits doux frissons qui viendront titiller notre âme de poète, aussi mince soit-elle.
Et s'il faut admettre que le jeu ne marquera pas autant, sur la durée, que des réalisateurs spectaculaires à base de frostbite engine, force est de constater que ses développeurs sont parvenus à un résultat tel qu'on pourrait presque le comparer sans honte à la qualité de ces AAA "claque l'oeil".

 

Parce que Owlboy, à a différence de certains titres dont on ne reparlera pas ici, possède une âme et l'exprime à travers son monde, ses images, ses personnages et son histoire.

 

D'une manière parfois sublime :

 

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... mais ce n'est pas tout

 

Owlboy aurait pu se contenter d'être un beau jeu et c'eut déjà été bien. Mais il n'aurait pas fait l’objet de tant déloges de ma part et de celle du public.

 

Le titre est un véritable metroïdvania avec ses "upgrades" et ses passages "secrets"/inaccessibles à découvrir au fur et à mesure que l'aventure avance. Sa structure demeure toutefois beaucoup plus simplifiée et ses niveaux, s'ils sont de taille respectable, ne seront hélas pas très nombreux. On bouclera l'aventure complète en 8-10h environ et l'on pourra rajouter une ou deux heures pour découvrir tous les secrets cachés.

 

Ces derniers ne sont pas, eux aussi, très nombreux. C'est en réalité une bonne chose car 1) on va éviter de passer des heures et des heures à tout fouiller (d'autant qu'il s'agit par moment de murs traversants "invisibles" ) et surtout 2) cela permettra d'obtenir un éclairage complet sur certains détails de l'histoire. Le 100% n'est pas nécessaire pour tout entendre à Owlboy mais, à l'instar d'un dark souls, on découvrira des choses vraiment renversantes !  Et oui, j'ose la comparaison.
La fin et le dernier secret, en particulier, laisseront longtemps un goût de "mais... et si en réalité ?"  qui titillera les neurones avec une grande satisfaction.

 

L'histoire en elle-même se déroule avec un grand plaisir. On anticipe bien évidemment pas mal de choses mais l'on sera brusquement surpris et agréablement retourné dans nos hypothèses à plusieurs moments. Le rythme est excellent et la durée courte du jeu permet de condenser l'ensemble de l'aventure avec un côté "épique" et sombre, beaucoup plus profond que l'on ne l'aurait supposé au premier abord. Les révélations finales, sans même avoir découvert les secrets, sont particulièrement savoureuses. Encore une fois on est loin de la monstrueuse paresse intellectuelle de certaines "giga" production modernes dont-on-ne-parlera-pas-ici :o

 

Quant au gameplay, ma foi là on reste dans du classique. À l'exception des "upgrades" (astucieusement gérés, je vous laisse le découvrir ;) ), tous les mouvements sont disponibles dès le départ et constitueront le corps du jeu. Les mécaniques contre les boss requerront de déterminer leur cheminement spécifique et d'user à bon escient les capacités du héros (et des upgrades). Chaque "donjon" proposera quant à lui un environnement particulier et des éléments de résolution d’énigmes qui lui seront propres. La progression dans ces donjons fera aussi intervenir plusieurs passages "scriptés" mettant en scène pas mal d'événements du plus bel effet. Sans trop en dire, on aura droit à de la course-poursuite, de la chevauchée fantastique, de la plateforme en gravité ascensionnelle, et... plein d'autres choses !

 

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Plus c'est long plus c'est bon ! Ou pas

 

10 ans c'est très long. 10 heures, a contrario, c'est parfois bien peu.  Ici c'est la toute question.

 

Owlboy n'est pas très long, c'est un fait. Il n'est pas bien cher non plus quand on constate sa qualité (20€ en gros) mais cela peut en faire douter certains. Il s'agit pourtant d'un faux problème : le jeu nous semble court car il fait un sans-faute et que l'on aimerait beaucoup passer plus de temps dans son monde et avec ses personnages. Mais y gagnerions-nous vraiment ? L’équilibre autour d'une histoire et d'un gameplay est fragile : à aucun moment ici on ne se dira que tel passage est "long" ou qu'on a hâte que la séquence finisse. Et s'il est évident que les développeurs auront gardé des ambitions "raisonnables" pour leur titre, il est tout simplement de leur en vouloir.

 

Alors fermez les yeux, étendez vos ailes, entendez la mélodie du jeu et envolez-vous avec Olwboy ! C'est un voyage que vous ne regretterez pas.

 

Moi j'en suis déjà nostalgique.

 

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